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Une des deux décisions difficiles à prendre à Ottawa, Brigitte McCann et Dany Bouchard
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Une des deux décisions difficiles à prendre à Ottawa, Brigitte McCann et Dany Bouchard

Written by
Le Journal de Montréal
Published by
Le Journal de Montréal
on
September 21st, 2006

Article comments on the significance of the nomination of Guy Fournier's successor as chair of the board of the CBC to the future of the national public broadcaster.

Au lendemain de la démission de Guy Fournier, la nomination de son successeur à la présidence de Radio-Canada s'annonce délicate et décisive pour l'avenir de la société d'État.
Joint hier par Le Journal de Montréal, Guy Fournier gardait encore le silence quant aux raisons de sa décision.

«Je suis en pleine réflexion, a-t-il confié.

«Je ne veux pas être désagréable, mais je n'accorde aucune entrevue aujourd'hui», s'est-il excusé au lendemain de sa houleuse démission.

Harper
Le successeur de Guy Fournier sera prochainement nommé par le premier ministre Stephen Harper.

Il aura le choix de suivre ou non la recommandation de sa ministre du Patrimoine, Bev Oda.

L'entreprise s'avère déjà très délicate si on en croit les avis recueillis hier.

«À Ottawa, il y a deux nominations qui causent toujours des problèmes : celle du président du CRTC et celle du président de Radio-Canada», indique d'entrée de jeu l'ex-ministre du Patrimoine libéral, Sheila Copps.

Liza Frulla, qui a nommé Guy Fournier à l'époque où elle était ministre, s'avoue déjà «très inquiète» pour l'avenir de la société d'État.

«Ils (les conservateurs) vont nommer quelqu'un qui est plus proche de leur philosophie que de la philosophie actuelle, qui valorise la culture canadienne et qui est proche des gens», plaide-t-elle.

Au Bloc québécois, le vis-à-vis de Bev Oda, Maka Kotto, dit vouloir «surveiller de près» le choix du successeur de Guy Fournier.

«Nous serons très alertes, pour ne pas tomber dans la même configuration», a-t-il indiqué, en s'avouant satisfait du départ de M. Fournier.

«C'est ce que j'aurais fait à sa place», a-t-il dit hier.

M. Kotto lui-même devrait participer à la nouvelle nomination en tant que vice-président du Comité permanent du Patrimoine canadien.

«Nous n'avons eu vent d'aucun nom jusqu'ici», confie-t-il.

Déjà, le choix de nommer ou non un Québécois à ce poste clé pour l'unité nationale soulève aussi des réactions.

«C'est important que ce soit un Québécois qui soit choisi», estime Maka Kotto.

Selon Sheila Copps, Bev Oda choisira son président parmi les neuf personnes qui sont déjà membres du conseil d'administration de Radio-Canada.

«Politiquement, ce serait bon (que ce soit un Québécois)», estime-t-elle aussi.

Liza Frulla «inquiète»
Liza Frulla dit craindre que ce soit un des alliancistes (qui font aujourd'hui équipe avec le gouvernement conservateur de Stephen Harper) qui hérite du convoité rôle de président de la société d'État.

«Ils ont une mentalité très industrielle», dit-elle, en rappelant que les alliancistes prônent un financement de Radio-Canada selon ses cotes d'écoute et l'abolition des services qui sont moins rentables.

Maka Kotto a, lui aussi, sa part de craintes.

«Le Canada anglais est assiégé par tout ce qui vient d'Hollywood», rappelle-t-il.

Croit-il que le gouvernement Harper saura mettre de côté ses intérêts partisans ? «Je leur donne le bénéfice de l'objectivité et de la sagesse», répond-t-il.

© Le Journal de Montréal

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