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Reflets de société II : luttes et identité
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Reflets de société II : luttes et identité

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July 21st, 2020

Le 11 juillet dernier marquait les 30 ans du déclenchement de la Crise d’Oka. Je vous propose donc aujourd’hui quelques œuvres qui s’intéressent aux luttes et aux quêtes identitaires de communautés et d’individus en situation minoritaire cherchant à se tailler une place qui leur convient dans notre société. Bien sûr, les chemins qu’ils ont parcourus et ont à parcourir est bien souvent rempli d’embûches et de questionnements. – Devin Ashton-Beaucage

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La récipiendaire du prix Iris hommage 2020, Alanis Obomsawin, nous permet de revisiter le terrain de la Crise d’Oka et de découvrir plusieurs de ses acteurs importants dans son documentaire Kanehsatake, 270 ans de résistance,paru en 1993. Ce témoignage nous permet de comprendre la crise depuis l’intérieur des barricades et son évolution grâce à l’assiduité de Mme Obomsawin, qui semble avoir été présente du début à la fin, ou presque. C’est aussi un point de vue privilégié puisque, comme on peut le voir dans le documentaire, l’armée canadienne a bien souvent restreint l’accès des journalistes, limitant ainsi le potentiel de leur couverture. Quelle chance que d’avoir l’ONF dans nos vies! – DAB


Bonus : Si vous arrivez à les trouver, je recommanderais aussi fortement le visionnement des excellents épisodes de l’émission Tout le monde en parlait dédiés à la Crise d’Oka, qui offraient une tout autre perspective à l’occasion du 20e anniversaire de la crise. Au lieu d’être en plein dans l’action, comme c’était le cas dans Kanehsatake, 270 ans de résistance, on revient sur les événements avec un peu plus de recul. Il est assez intéressant d’ailleurs d’entendre les témoignages de plusieurs des personnes impliquées qui avaient accordé des entrevues à Mme Obomsawin 20 ans auparavant.

Malheureusement, ces épisodes ne semblent être disponibles que sur la plateforme Curioen ce moment. J’espère qu’ils réapparaîtront éventuellement sur TOU.TV… et pourquoi pas avec tous les autres épisodes de Tout le monde en parlaitqui ne s’y trouvent plus?! Un tel retour ferait presque doubler la valeur d’un abonnement TOU.TV, à mon humble avis. – DAB

Peu après le rapatriement de la Constitution en 1982, et quelques années avant la Crise d’Oka, ont eu lieu quelques conférences constitutionnelles sur les droits des Autochtones. Plusieurs représentants des peuples des Premières Nations, Inuits et Métis – dont Bill Wilson, le père de notre ancienne procureure générale du Canada Jody Wilson-Raybould – ont rencontré les chefs des gouvernements fédéral et provinciaux du Canada afin de faire valoir leurs revendications, notamment en ce qui concerne le droit à une certaine autonomie. Bien qu’ils aient été écoutés par les représentants gouvernementaux, dont Pierre Elliott Trudeau, René Lévesque, Richard Hatfield – qu’on peut voir critiquer l’attitude de ses homologues des autres provinces dans un discours bien senti, et encore mieux reçu – et éventuellement Brian Mulroney, on sent rapidement la présence d’impasse et que les discussions ne sont que formalités.

En regardant L’art de tourner en rond,il devient assez clair que les crises que nous avons vécues depuis ces conférences, que ce soit au Québec en 1990 ou en Colombie-Britannique en 2020, sont en bonne partie dues au flou autour des droits des peuples Autochtone qui semble avoir volontairement été laissé en place. – DAB

Télé-Québec présentait récemment le fruit du travail de cinq jeunes cinéastes ayant produit des courts métrages qui explorent différents enjeux liés à l’identité, la santé et la culture, auxquels sont confrontés des montréalais et montréalaises d’origine afrodescendante. Bien que je m’y attendais un peu, j’étais tout de même heureux de constater que l’un des films s’intéresse aux parcours de jeunes comédiennes qui tentent de faire leur place sur scène et à l’écran, malgré que nos productions reflètent assez mal la diversité de la métropole québécoise, ce qui peur représenter un défi (bien que la situation s’améliore peu à peu, je l’accorde). Je trouve important qu’on en parle. Le débat sur ce sujet avait fait irruption de manière polarisante il y a quelques temps, mais semble quasiment s’être éclipsé avec l’accalmie – moment qui aurait peut-être été plus opportun pour s’unir et trouver des solutions qui seraient bénéfiques pour l’ensemble de notre société.

Bien qu’ils ont tous des sujets et des perspectives différentes, on peut dire que l’ensemble de ces films illustre les difficultés identitaires récurrentes que vivent des personnes noires à Montréal, que ce soit de toujours être considéré.e comme étant « l’autre » aux yeux des différentes communautés auxquelles un individu est lié, de se faire projeter une personnalité ou une image qui ne correspond pas à sa réalité, ou encore de se demander à quel point il faut se conformer à certaines attentes culturelles, voire de se renier soi-même, pour se sentir accepté.e et pouvoir s’épanouïr.

Ces films ont pu voir le jour et être vus grâce aux efforts de Fabienne Colas, qui est très proactive dans le milieu culturel, sa fondation et aux différents Festivals International du Film Black qui se déroulent annuellement à Montréal, Toronto et Halifax. Être noir.e à Montréal fait d’ailleurs partie d’un programme plus large appelé Être noir.e au Canada. J’espère sincèrement que ce genre d’initiative et de collaboration puisse se répéter, et même se multiplier! – DAB

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